Les réseaux sociaux comparés injustement à la vie publique

Publié le 2016-04-23 18:31:39 par Marc-André Noiseux

Je vais partager avec vous plusieurs de mes raisonnements pour vous faire réaliser par vous-même, si ce n’est pas déjà fait, que l’argument de la comparaison entre Facebook et la vie publique dans le but de restreindre la liberté d’expression est un argument douteux.

Voici quelques aspects à considérer :

 

Il n’existe pas de police des opinions dans les centres d’achats et lieux publiques communs

Lorsque vous êtes dans un centre d’achat en plein samedi, plusieurs personnes autour de vous sont libres de tenir des discussions entre individus ou en petits groupes. Est-ce qu’il existe des surveillants et régulateurs d’opinions dans ces endroits qui espionnent vos conversations de groupes ou d’amis pour ensuite instrumentaliser vos propos en haine gratuite et sortir ceux d’entre vous qui ont des opinions controversés ? Non. Il vous faudra agresser quelqu’un clairement et gratuitement de façon violente avant que des gardes de sécurité s’en mêlent.

 

Sur Facebook, c’est complètement le contraire. On se croirait souvent en Corée du Nord. Des lobbies s’y installent et trouvent des stratégies pour culpabiliser et policer les opinions. Des gens espionnent 24h/24 nos artistes ou comédiens dans l’espoir de pouvoir leur trouver un pou. C’est un peu comme la ruée vers l’or. Chacun veut passer à la postérité en dénichant un présumé propos haineux. Qui détermine ce qui est haineux ? Les créateurs de Facebook ont décidé que c’était un peu monsieur tout le monde. C’est donc dire que si un lobby demande à tous ses supporters d’aller cliquer indésirable sur une  de mes publications qui gêne son industrie, je deviens officiellement indésirable et les  moteurs de Facebook cessent pratiquement de propager mes publications, sans jamais m’en informer ni me laisser me défendre contre ces nuisances à la liberté d’expression. Déjà ici, Facebook participe à une nouvelle société de censure.

 

Faire disparaitre des gens de notre environnement en claquant des doigts

À part dans les contes et les histoires fantastiques racontées aux enfants, avez-vous déjà vu quelqu’un dans un lieu publique, claquer des doigts et faire disparaitre de son univers une personne qui le gêne ? Non, c’est impossible et ce doit être impossible pour qu’on appelle ça une vie publique et que les même règles s’appliquent. Dans les faits, Facebook se résume à être l’équivalent d’une salle de réception privée où vous pouvez à tout moment mettre quelqu’un dehors. Même lorsque vous n’êtes pas sur votre propre mur ou commentez dans un groupe, si quelqu’un vous gêne, vous le faites disparaitre de votre univers WEB en le bloquant.

 

Un droit de défense pratiquement absent contre les fausses dénonciations

Si on comparait Facebook au monde réel et que votre compte était désactivé parce que des islamistes ont décidé sans aucun argument que vous êtes islamophobe ( ils ont cliqué massivement sur indésirable ), ce serait l’équivalent de tuer quelqu’un (désactiver son compte) parce que DES GENS DISENT qu’il est blessant volontairement, sans en avoir fait la démonstration. C’est exactement la même chose. En plus, sur Facebook, la personne qui aurait tenu le propos soi-disant haineux n’a même pas le luxe de se défendre donc c’est une double négation des droits élémentaires d’une société démocratique. Même dans la vraie vie publique, le droit de défense est normalement respecté.

 

Des décisions concernant la libre expression prises sur la base de statistiques

Je suis programmeur et je vous le dis : Ce ne sont pas des humains qui prennent la majorité des décisions sur Facebook, ce sont des ordinateurs statisticiens donc à la limite, en demandant à tous les membres d’un lobby pharmaceutique de cliquer indésirable sur une publication qui nuit à leurs ventes, ça peut finir par faire bloquer la propagation de cette publication donc, empêcher carrément une opinion de circuler, comme en Corée du Nord.

 

Un compte Facebook bloqué pour ne pas avoir couché avec ma maitresse

Alors que j’étais aux études pour compléter un AEC en informatique, je m’étais lié d’amitié avec une vieille connaissance datant du primaire. Nous couchions ensembles occasionnellement. Vint le jour où je refusai de me rendre chez elle pour une « petite vite » alors que j’avais une pile de travaux importants à terminer. Madame la nymphomane s’est alors mise à m’insulter et à me faire sentir cheap, me traitant d’obsédé des études ( alors qu’elle était elle-même professeure ) .

 

Je me suis tapé la totale, la crise d’une nymphomane « control freak » et quand je lui ai signifié que c’était assez en l’envoyant promener, elle m’a signalé comme un harceleur pour avoir le dernier mot et se venger. Mon abonnement a donc été bloqué 3 jours. Via le compte d’un ami, j’ai réussi à écrire aux administrateurs pour les informer que Facebook m’avait en quelque sorte donné une punition parce que j’avais préféré mes études à ma maitresse. .. que c’était d’un mauvais goût incroyable.   Mon compte fut réactivé par la suite. Dans la vraie vie, une folle en manque de sexe n’aurait pas pu m’empêcher d’accéder à ma propre maison et à mes amis pendant 3 jours parce que je refuse de coucher avec elle. Pensez-y : Si notre chicane avait eu lieu au téléphone, cette femme n’aurait pas pu non plus faire bloquer mon numéro de téléphone chez Maskatel.  

 

Une plante virtuelle qui vous suggère comment gérer votre vie 

Avez-vous remarqué cette fleur infantilisante qui apparait parfois à gauche du fil de nouvelles pour vous suggérer de parler à un ami ou de mettre à jour vos informations personnelles qui n’ont pas changées depuis des années ? Je n’en revenais pas quand j’ai vu ça. Facebook est devenu notre maman de substitution qui nous suggère de faire le ménage de notre chambre. On se croirait presque à la maternelle. Est-ce que tout ça est sain pour le cerveau des humains ?

 

Ma conclusion :

Mark Zuckerberg, bien que n’ayant pas fait uniquement des mauvais coups, a contribué grandement à l’installation d’un principe de dictature des opinions et de lavage de cerveau citoyen. Facebook n’est pas seulement entré à la bourse, c’est devenu la pute des gouvernements comme le PLQ qui veulent s’en servir pour emmener leur état policier déguisé. C’est aussi la pute des lobbies victimaires malsains qui paralysent notre société en faisant tout pour emmener des tabous où il ne devrait jamais y en avoir.

 

Est-ce que dans la vie publique, les plantes tentent de vous expliquer comment gérer votre existence ? Est-ce qu’on vous arrête au centre d’achats et qu’on vous éjecte à tout jamais pour avoir comparé Jean Charest à un dindon dans une conversation de groupe ? Non.  Est-ce que le gouvernement peut vous punir de ne pas avoir couché avec votre maitresse et bloquer votre accès à vos amis, aux nouvelles de ceux-ci ? Non.

 

Arrêtons de vomir à tout le monde que les gens sur Facebook devraient être imputables comme dans la vie publique réelle, on les rend déjà imputables de nos impressions, même pas de leurs propos réels. Nous leur trouvons des intentions haineuse pour jouer à «  Robin des Bois » ou pour protéger des intérêts commerciaux, pas pour faire le bien réellement. Nous sommes déjà en train de déraper et certains en redemandent.

 

Nous voguons vers la loi 59, lentement mais sûrement. Le retour de la pensée unique destinée à flatter les plus riches et taire les plus pauvres sera notre nouvelle feuille de vigne. Ce seront les lobbies près des gouvernements qui décideront qui a droit de dire quoi sur Facebook. C’est ce qu'une bonne partie des québécois semblent demander par leur attitude, la machine va leur donner, n’allez pas croire le contraire.

 

 

Marc-André Noiseux

 



Date : 2016-04-23 18:31:39


ATTENTION : Ceci est un blogue agrémenté d'une zone humour et n'est pas une page journalistique officielle. J'y véhicule des opinions ou analyses de notre société avec lesquelles on peut être en accord ou en désaccord .Je ne cherche pas à me faire des amis mais à décrire des réalités avant tout. Je ne suis pas responsable de vos traumatismes personnels. Sur cette page, je critique les religions, lobbies pharmaceutiques, politiciens etc . Évidemment , tout le contenu de ma zone humour doit être pris à la légère et chaque gag est bien expliqué par la suite donc si vous voyez de la haine gratuite dans mes textes, je crois que vous en comprenez mal le sens et dans ce cas, je ne peux en être tenu responsable. Je suis cru mais je ne balance pas d'insultes gratuites qui ne trouvent aucun fondement moral.